Ewillane

Jouez la carte de l'imagination !

Of Orcs and Men – Première rencontre imaginée entre Styx et Arkail

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Inspiré par le jeu Of Orcs and Men des Studios Cyanide et Spiders.
 

INT. TAVERNE – NUIT

Styx, attablé, une chope vide devant lui – Hey, poulette, ramène-moi donc la petite sœur. Y’en a qu’ont des choses à fêter !

Styx donne une claque sur les fesses de la serveuse.

Serveuse, agacée – Tu finiras démembré et jeté en pâture aux chiens avec tes magouilles. Du trafic d’Orcs, on dirait bien que t’as pas la peau verte…

Styx – Mais c’est qu’t’as l’air d’y tenir à ton petit Styx… T’inquiètes donc pas pour moi, y a d’la veine que pour la canaille, comme on dit ! Il est pas né l’type qui va être assez malin pour m’coincer !

Serveuse – Vantard !

 

Arkaïl, entre en trombe dans la taverne et hurle d’une voix de stentor – Je cherche le fils de chienne qui prend mes frères pour du bétail !

Styx, siffle entre ses dents, rabattant son capuchon pour masquer son visage, – Sacré morceau, cui-là ! Va falloir la jouer finaude.

La serveuse fait un léger signe de tête en direction de Styx. Arkail s’y dirige et place ses poings serrés sur la table.

Arkaïl – Où est Gorshak ? Qu’est-ce que t’en as fait, sale « kwarsan » ?

Styx – Hey bah mon gros, on a perdu l’sens d’la politesse ! On dit même plus bonjour avant de hurler sur les gens ?

Arkaïl grogne.

Styx – Tout doux ! J’le connais pas ton copain là. Et avec un nom pareil, tu penses bien que j’m’en souviendrais si j’l’avais croisé !

Arkaïl, saisissant le pommeau de son arme, – J’aime pas trop qu’on m’prenne pour un abruti. Toute la taverne avait les yeux sur toi quand j’ai demandé après le trafiquant d’Orcs. Alors j’te conseille de répondre si tu veux pas que j’te fasse goûter à mon hachoir.

Styx – Tu t’imagines vraiment que j’suis l’seul à faire des affaires avec les moyens du bord dans l’coin ? Les peaux vertes, c’est un marché en plein essor. Dis-moi plutôt à quoi y r’semble ton Gorshak et j’veux bien, exceptionnellement, me montrer coopératif. Mais c’est vraiment parce que tu l’demandes si gentiment !

Arkaïl – Un Orc. Plutôt balèze. Avec une cicatrice sur la joue.

Styx – Orc et balèze, c’est original ça ! Et les cicatrices, vu le temps qu’vous passez à vous battre avec tout c’qui bouge… Va falloir être un peu plus précis, vieux.

Arkaïl, grogne, puis – Un Shaman !

Styx – Ah ! Fallait le dire tout d’suite ! J’l’ai vu passer, ouais. Il avait pas l’air en forme, ton gus !

Arkail attrape Styx par la gorge, dévoilant son visage. Il semble surpris par la vision du Gobelin.

Styx – Attends, j’ai pas dit qu’c’était moi qui l’avais chopé ! Mais on en a tous entendu parler. Y’a un type qui donnait un sacré paquet pour mettre la main sur un Shaman. Une vraie fortune ! Y’a d’ces tordus quand même…

Arkaïl – Un « rakash » ? C’est quoi ce bordel ? Depuis quand ça parle un Gobelin ?

Styx – J’savais bien que tu finirais par succomber à mon charme. Tu… peux me lâcher ?

Arkaïl – Je te lâcherai peut-être quand tu m’auras dit tout ce que je veux savoir ! C’est qui ce type là ?

Styx – J’sais pas. C’est pas faute d’avoir cherché pourtant mais j’ai pas trouvé de Shaman. Et sans marchandise, on approche pas l’client, c’est la règle pour c’genre de combines.

Arkaïl resserre son étreinte sur la gorge de Styx.

Styx, d’une voix étranglée – Ok, ok. J’ai entendu un confrère parler d’un certain Galléan, un aristo connu pour être excentrique. Paraîtrait qu’y fait des recherches. J’en sais pas plus. Et je veux pas savoir.

Arkaïl – On le trouve où ton « kwarsan » ?

Styx – Chez les bourges, pardi ! Tu penses bien qu’il va pas traîner dans un bouge comme cui-là. Cherche une grosse baraque bien gardée où tu pourras jamais foutre les pieds et tu seras pas loin.

Arkaïl – T’as rien de plus précis ?

Styx – J’ai l’air d’un guide pour touriste ? J’connais pas tous les clampins du bled, moi !

Arkaïl – T’as intérêt à pas m’avoir raconté de conneries, « rakash ». Sinon j’en connais un qui va passer un sale quart d’heure quand je l’aurai retrouvé…

Styx – Écoute, mon frère, tout ce que je veux moi, c’est rester en un seul morceau. Je sais rien de plus, j’te l’jure.

Arkaïl relâche doucement Styx et s’en va vers la sortie. Styx se masse la gorge et commence à sourire. Il sort de sa poche une bourse très bien garnie qu’il lance une fois en l’air avant d’en sortir une pièce pour la mettre sur la table…

 

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