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Freaks’ Squeele, un ovni qu’on aime !

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A la Faculté des Etudes Académiques des Héros, FEAH pour les intimes, on vous apprend tout ce qu’il faut pour faire de vous le Héros de demain, depuis les cours d’éducation sportive jusqu’au TD permettant d’apprendre à gérer son image dans les médias. Un vrai cursus complet permettant d’obtenir la très convoitée licence de héros.

Xiong Mao, Chance et Ombre de Loup y forment un trio atypique. Ils auraient pu être les loosers de la classe, ceux qui sont arrivés bons derniers au concours d’entrée, mais ils deviennent vite les outsiders qu’on n’attendait pas. Ensemble, rien ne les arrête : tenir tête à un monstre échappé d’on ne sait où qui se balade dans un partiel ; confectionner un costume sur des thèmes toujours plus farfelus de leur prof’ de stylisme ; ou encore contrecarrer les plans machiavéliques d’Amanite, la fille d’un des plus gros actionnaires de l’école (en clair la chouchoute qu’on ne peut pas toucher sans perdre un orteil dans d’atroces souffrances). Qu’à cela ne tienne, nos futurs héros relèvent tous les défis.

Florent Maudoux, l’auteur de cette pépite publiée chez Ankama Editions, nous offre un univers riche en émotions. Le scénario est bien ficelé et les personnages recèlent leur lot de mystères. On n’a qu’une seule hâte, découvrir qui est ce mystérieux manchot, prof’ de Droit à ses heures perdues, qui semble peser comme une malédiction sur l’école ou encore comprendre les sournoises machinations du directeur. Il faut dire qu’avec une bonne dose d’humour, parfois un peu geek, Freaks’ Squeele ne manque pas de piquant. Et c’est ça qu’on aime.

Florent Maudoux, autoportrait.

Rangé négligemment au rayon comics du Furet entre un Iron Fist et un Buffy (oui, moi aussi je suis choquée par le second titre), Freaks’ Squeele est un ovni qui n’appartient à aucune catégorie. Bien sûr, le côté super héros rappelle assez les univers Marvellesques (on n’oublie pas DC Comics, mais c’est difficile d’en faire un adjectif), et l’école a tout d’un Institut des X-Men pour parodie française à l’humour anglo-saxon.

Côté graphisme, là encore, le mélange des styles est omniprésent. Florent Maudoux a un trait clair et plutôt franco-belge, mâtiné de manga pour un comics. Le character-design est vraiment très bon, il met en valeur les attributs scénaristiques de chacun et donne de la profondeur à une galerie de personnages bien fournie. De manière général, les dessins sont quand même vraiment beaux, très fouillés avec de vrais jeux de textures et d’ombres qui donnent du relief à l’action.  De plus, chaque tome nous offre un chapitre tout en couleurs et très agréable à lire mais qui ne fait pas perdre sa superbe aux sections en noir et blanc. Par ailleurs, le format 190*270 de 144 pages est sur un papier qui ressemble à du Canson, en plus fin. En clair, un bel ouvrage très abordable dans le monde de la BD actuelle.

J’aimerais bien dire du mal de Freaks’ Squeele –car les éloges à tout bout de champs, ça me rend grognon- mais force est de constater qu’à part déplorer le rythme de publication un peu lent (et là encore, vu la qualité des ouvrages et le fait que l’auteur réalise tout de bout en bout, on trouve le moyen de pardonner), je ne vois pas quelle méchante remarque je pourrais faire.

En attendant la suite de Freaks’ Squeele et le devenir de Florent Maudoux, son papa, qui je l’espère nous réserve plus d’un tour dans son sac à histoires…

Planches extraites de la BD Freaks’ Squeele

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